Michel Thibaudon, RNSA

Donne-t-on les moyens aux agriculteurs de lutter contre l’ambroisie ?

L’ambroisie ne cesse de se développer. Dans la région Rhône Alpes, depuis 1987 les mesures de pollen dans l’air montrent une propagation en puissance de la plante depuis ces 24 dernières années. La constante propagation d’ambroisie révèle les failles de nos mesures de lutte actuelles. Notre priorité aujourd’hui, est de coordonner les méthodes de lutte préventives et curatives pour gérer l’ambroisie sur le long terme. Le monde agricole est davantage touché par cette plante et pour cause, 70% à 80% des surfaces infestées proviennent des terres agricoles. Il ne faut pas fustiger les agriculteurs. Leur donne-t-on les moyens de lutte efficacement contre l’ambroisie ? C’est à mon sens la vraie question que nous devons nous poser. Les subventions sont à mon sens, la clef de voûte d’une lutte efficace. Seules ces aides pourront inciter les agriculteurs à appliquer les méthodes préventives et curatives très coûteuses, tels le déchaumage ou la revégétalisation. En amont, des arrêtés préfectoraux peuvent être votés afin d’appliquer à la lettre ces mesures. Quant aux bords des routes, arrachages et méthodes de coupe spécifiques sont aujourd’hui efficaces et éprouvées.

Tant que les individus n’auront pas conscience de l’importance des dommages collatéraux causés par l’ambroisie, la lutte ne sera pas aussi efficace qu’elle ne devrait l’être. Les Hommes doivent se rendre compte que l’ambroisie est un polluant biologique : c’est une pollution apportée par l’Homme et qui nuit à sa santé.

Michel Thibaudon, RNSA