10 fois plus de pollen d’Ambroisie d’une année sur l’autre

Le relevé du capteur de pollens de Château-Gaillard/Ambérieu (Ain) analysé par l’AFEDA (Association Française d’Etude des Ambroisies) a montré qu’il y a eu 10 fois plus de pollen d’ambroisie dans ce secteur que l’année précédente.

Sur la période de la semaine 31 à 40 de l’année dernière (août-septembre), le compte des pollens captés montre que le pollen d’ambroisie représente 83,18 % des pollens récupérés, donnant un index pollinique 10 fois supérieur à 2014 et jamais aussi élevé depuis 11 ans !

D’après le comptage, le risque allergique invalidant que peut faire courir le pollen irritant de cette plante, a fait son retour pendant deux semaines fin août, début septembre, alors qu’il était inexistant depuis 2011.

D’après ce comptage, la région ambarroise prend la première place de la région
en 2015 en termes de taux de pollen d’ambroisie relevé
, alors qu’elle se situe en général derrière Montélimar, Lyon Saint Exupéry et Lyon Bron.

Des résultats qui ne peuvent cependant pas être clairement expliqués, estiment les allergologues, peut-on lire sur le site Bugey-Côtière, qui a diffusé l’information.

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La lutte contre les espèces invasives fait désormais partie de la loi Santé

Le Comité Parlementaire de suivi du risque Ambroisie se félicite de ce que la lutte contre les espèces invasives soit désormais officiellement inscrite dans la loi Santé adoptée le jeudi 17 décembre.

La prise en compte de la lutte contre les espèces invasives dans la loi Santé qui a été adoptée ce jour est l’aboutissement des deux propositions de loi initiées par le Comité Parlementaire de suivi du risque Ambroisie.

L’article 11 quater A de la loi rend obligatoire la lutte contre les espèces invasives.

 

L’article 11 quater A de la loi Santé

Le livre III de la première partie du code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article L. 1312-1, après la référence : « L. 1337-1-1 », est insérée la référence : « , L. 1338-2 » ;

2° Le titre III est complété par un chapitre VIII ainsi rédigé :

« CHAPITRE VIII

« Lutte contre les espèces végétales et animales nuisibles à la santé humaine

« Art. L. 1338-1. – Sous réserve des articles L. 3114-5 et L. 3114-7, un décret, pris après avis du Haut Conseil de la santé publique, du Conseil national de la protection de la nature et du Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale, fixe la liste des espèces végétales et animales dont la prolifération constitue une menace pour la santé humaine et définit les mesures susceptibles d’être prises pour prévenir leur apparition ou lutter contre leur prolifération.

« Art. L. 1338-2. – (Supprimé)

« Art. L. 1338-3. – I. – Un arrêté des ministres chargés de la santé, de l’environnement et de l’agriculture peut limiter ou interdire l’introduction, le transport, l’utilisation, la mise en vente, la vente ou l’achat, sous quelque forme que ce soit, d’une espèce figurant dans la liste fixée par le décret mentionné à l’article L. 1338-1.

« II. – (Supprimé)

« Art. L. 1338-4. – (Supprimé)

« Art. L. 1338-5. – Tout distributeur ou vendeur de végétaux susceptibles de porter atteinte à la santé humaine est tenu d’informer, préalablement à la conclusion de la vente, l’acquéreur des risques pour la santé humaine et, le cas échéant, des moyens de s’en prémunir. Un arrêté des ministres chargés de la santé et de la consommation, pris après avis du Haut Conseil de la santé publique et du Conseil national de la consommation, fixe la liste des végétaux concernés par ces dispositions et détermine, pour chacun d’eux, la nature de ces informations, le contenu et le format des mentions devant figurer sur les documents d’accompagnement des végétaux concernés.

« Art. L. 1338-5-1 (nouveau). – I. – Les infractions aux règlements pris en application des articles L. 1338-1 et L. 1338-3 sont recherchées et constatées par les officiers et les agents de police judiciaire conformément au code de procédure pénale et par les agents mentionnés aux articles

L. 1421-1 et L. 1435-7, les agents de l’État agréés et commissionnés par le ministre chargé de l’agriculture, les agents mentionnés à l’article L. 172-1 du code de l’environnement et les agents des collectivités territoriales habilités et assermentés dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. Les procès-verbaux dressés par ces officiers et ces agents font foi jusqu’à preuve du contraire. À cet effet, ces derniers disposent des pouvoirs définis au livre II du code de la consommation.

« II. – Les agents mentionnés au 1° du I de l’article L. 215-1 du code de la consommation ont qualité pour rechercher et constater les infractions aux règlements pris en application des articles L. 1338-3 et L. 1338-5. À cet effet, ils disposent des pouvoirs définis au livre II du code de la consommation.

« III. – Les agents mentionnés aux 1° à 6° et au dernier alinéa du I de l’article L. 205-1 du code rural et de la pêche maritime ont qualité pour rechercher et constater les infractions aux règlements pris en application du présent chapitre. À cet effet, ils disposent des pouvoirs définis au livre II du code de la consommation.

« Art. L. 1338-5-2 (nouveau). – En tant que de besoin, les conditions d’application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d’État.

« Art. L. 1338-6. – (Supprimé) »

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Les abeilles mellifères menacées par le pollen d’ambroisie

L’ambroisie à feuilles d’armoise est nuisible pour l’homme. L’observatoire des ambroisies nous apprend qu’elle l’est aussi pour les abeilles mellifères. Lesquelles consomment en grande quantité le pollen des inflorescences mâles de cette plante invasive.

Hélas, ce que les abeilles gagnent ainsi en quantité, à un moment où les ressources se raréfient, elles le perdent en qualité. Non seulement le pollen d’ambroisie est de peu d’intérêt pour les abeilles, mais il est aussi susceptible de réduire la vie des précieuses butineuses.
(Source : Réussir Grandes Cultures)

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« 2 minutes tout compris » – L’ambroisie


2 minutes tout compris – L'ambroisie par eSET-bourgogne

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Ambroisie en milieu agricole : restons vigilant !

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Bilan du plan de lutte contre l’ambroisie 2010-2015 en Franche-Comté

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Mobilisation générale contre l’ambroisie, plante invasive fortement allergène

Visite du Comité parlementaire dans le JURA

« La mobilisation contre l’ambroisie est l’affaire de tous. Il s’agit d’éviter le mitage des actions. Les agriculteurs sont les premières victimes de l’ambroisie. Ils doivent pouvoir utiliser toutes les solutions à leur disposition pour maîtriser cette mauvaise herbe allergène et invasive».

Alain Moyne-Bressand,
Député de l’Isère et Président du Comité Parlementaire de Suivi du Risque Ambroisie et autres espèces invasives

Jean-Marie Sermier
Député – Maire de Dole

Michel Thibaudon
Directeur du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA)

Alain Maire–Amiot
Fédérations Régionales de Défense contre les Organismes Nuisibles (Fredon)

Hubert Hebinger
Responsable Zone Est Terres Inovia (institut technique des producteurs d’oléagineux, de protéagineux et du chanvre)

Rebecca Bilon
Observatoire des ambroisies

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Communiqué de presse : le Comité Parlementaire sonne le tocsin

Ambroisie : le Comité Parlementaire sonne le tocsin
La Journée Internationale de l’Ambroisie doit permettre de raviver la vigilance de tous à quelques semaines des pics d’émission pollinique du mois d’août

Paris, le 26 juin 2015 – A l’occasion de la Journée Internationale de l’Ambroisie, samedi 27 juin, le Comité Parlementaire appelle à une mobilisation générale pour contrôler la plante invasive au pollen allergène, quelques semaines avant les pics du mois d’août.

Quand on parle d’enjeux de santé publique, il convient de les prioriser afin de concentrer les efforts et les moyens de prévention sur les problématiques avérées. Personne ne peut nier aujourd’hui les problèmes sanitaires occasionnés par l’ambroisie puisque les dépenses publiques liées au traitement des allergies à l’ambroisie s’élèvent à plus de 15 millions d’euros par an pour la seule région rhônalpine et ce coût sanitaire ne cesse d’augmenter !

Etant donné que 80% du pollen d’ambroisie émis dans l’atmosphère est issu des parcelles agricoles, il encourage tout particulièrement les agriculteurs, qui sont les premières victimes de cette « super mauvaise herbe », à lutter efficacement contre cette espèce invasive. Le Comité les invite notamment à utiliser à cette fin tous les outils à leur disposition pour gérer et la contrôler.

Le Comité rappelle que :

Le nombre de personnes allergiques a doublé depuis 2004

L’allergie à l’ambroisie peut affecter n’importe quel individu pour peu qu’il ait subi une exposition suffisamment intense et prolongée

Dans les zones fortement impactées par l’ambroisie, les personnes allergiques représentent environ 16% de la population (contre 13% en moyenne)

Le nombre de consultations médicales est en hausse

On note une prolifération de la plante dans des zones jusque-là non touchées

La sensibilité des personnes au pollen d’ambroisie progresse

Les zones urbaines comme les zones agricoles sont touchées

L’ambroisie prolifère sur les bords de route, dans les chantiers,
mais aussi dans les jardins

Les concentrations dans l’air du pollen d’ambroisie pourraient quadrupler en Europe à l’horizon 2050

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Ambroisie : de nouvelles perspectives alarmantes

Une concentration en pollen d’ambroisie multipliée par 4
La concentration en pollen d’ambroisie pourrait quadrupler d’ici 2050 : c’est ce que conclut une étude, publiée le 25 mai 2015 dans la revue Nature Climate Change.

Des chercheurs du CNRS, du CEA, de l’INERIS et du RNSA y estiment qu’elle  sera multipliée par quatre d’ici 2050 en Europe. Des zones relativement épargnées jusqu’à aujourd’hui pourraient être affectées par l’espèce invasive, notamment le nord de l’Europe et  le sud de la Grande-Bretagne.

Climat, utilisation des sols et volatilité des graines d’ambroisie
Cette inquiétante perspective dans la progression de la menace est imputable à deux facteurs : le changement climatique, qui favorise la croissance de la végétation, responsable aux deux tiers de ce phénomène, les modifications dans l’utilisation du sol, et la particulière volatilité des graines d’ambroisie.

La menace s’étend au nord de la France et de l’Europe
En se basant sur des modèles mathématiques, une équipe de chercheurs français, britanniques et autrichiens a calculé que la concentration en pollens de l’ambroisie allait être multipliée par quatre d’ici à 2050 en Europe. Des zones très peu touchées actuellement comme le nord de l’Europe, le nord de la France ou le sud de la Grande-Bretagne pourraient être fortement impactées.

Agir dès aujourd’hui
L’ampleur actuelle du développement de l’ambroisie justifie pourtant d’ores et déjà des mesures de prévention significatives.

Pour consulter l’étude, cliquez ici.

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Amorce d’une législation pour lutter plus efficacement contre l’Ambroisie et les plantes invasives.

Le 17 avril 2013, avec plusieurs de nos collègues, nous avons pris l’initiative de déposer une une proposition de loi visant à lutter contre l’ambroisie à feuilles d’armoise, l’ambroisie trifide et l’ambroisie à épis lisses.

Par le dépôt de ce texte, nous entendions répondre à l’inquiétude des personnes allergiques au pollen d’ambroisies, personnes notamment rassemblées dans l’association Stop Ambroisie et l’Afeda qui alertent depuis de nombreuses années l’administration et les élus, de l’accroissement continu du nombre de personnes concernées et de l’aggravation de leurs symptômes.

Le 5 décembre 2013, cette proposition de loi a été examinée par l’Assemblée nationale.

En séance publique, la ministre déléguée chargée de la famille, représentant le Gouvernement, a notamment indiqué : « (…) nous partageons l’objectif de lutte contre les ambroisies que vise la proposition de loi. Celle-ci va dans le bon sens. (…) Il est regrettable que cette proposition de loi ne concerne que la lutte contre les ambroisies. Si celle-ci doit pouvoir être rapidement organisée, elle ne peut être menée que dans le cadre plus large d’un combat contre l’ensemble des espèces végétales ou animales nuisibles pour la santé humaine. Je pense notamment aux chenilles processionnaires, aux papillons de cendre, aux punaises de lit et à d’autres espèces qui touchent directement la santé des Français.(…) Le Gouvernement soutient donc la demande de renvoi présentée par le groupe socialiste et se tient à la disposition des parlementaires pour travailler avec eux à l’amélioration de la proposition de loi et poursuivre le travail déjà entamé avec certains d’entre eux en vue du dépôt prochain d’un texte plus large. »

Sous prétexte qu’il était préférable de faire plus, le Gouvernement préféra enterrer notre initiative, au grand dam des personnes allergiques.

Il était, sans doute, possible d’en admettre l’augure si l’ambition ainsi affichée avait été, très rapidement, suivie d’effet.

Or, que s’est-il passé depuis avril 2013 ? Rien, absolument rien. Sauf à constater que la lutte coordonnée a pris du retard et que les malades sont restés bien seuls avec leur pathologie.

Cet attentisme nous a conduit à déposer, en 2014, une nouvelle proposition de loi visant – conformément aux souhaits du Gouvernement ! – à lutter contre les espèces végétales et animales dont la prolifération nuit à la santé humaine.

Le Parlement étant saisi du projet de loi relatif à la Santé, nous avons déposé un amendement reprenant le contenu de cette proposition de loi.

Ne voulant pas être en reste, le rapporteur du texte a présenté son amendement et l’a fait adopter. Sur le fond, les modalités se rejoignent, et c’est là l’essentiel.

Sur la forme, il est regrettable d’avoir « politisé » ce sujet sur lequel un très large consensus se dégageait et d’avoir, partant, fait perdre trois ans à la lutte contre l’ambroisie et les plantes invasives dans notre pays.

Et alors que nous entrons dans la période de recrudescence des pollens, les personnes allergiques devront encore endurer un été difficile, les dispositions adoptées par l’Assemblée nationale devant être examinées par le Sénat, ce qui ne sera pas le cas avant fin septembre – début octobre.

Que de temps perdu !

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