Plus de 70 millions d’Européens touchés par l’allergie à l’ambroisie d’ici 2050 ?

Alors que déjà 33 millions d’Européens souffrent d’allergie aux pollens d’ambroisie, une étude publiée le jeudi 25 août 2016 dans la revue « Environmental Health Perspectives » révèle que ce nombre pourrait doubler d’ici à 2050 pour atteindre 77 millions de personnes touchées. En cause, le changement climatique. Dans cette première étude destinée à quantifier l’impact éventuel du changement climatique sur les allergies, les chercheurs se sont basés sur des projections montrant que les pollens d’ambroisie allaient s’étendre à d’autres pays comme par exemple l’Allemagne et la Pologne. La chercheuse Michelle Epstein de l’Université de Vienne prédit une augmentation des symptômes et identifie deux scénarios possibles : si des mesures sont prises pour lutter contre l’ambroisie, le nombre des allergiques pourrait tomber à 52 millions en 2050, mais si la propagation est plus rapide le nombre d’allergies pourrait s’élever à 107 millions.

Pour plus d’informations : http://www.ladepeche.fr/article/2016/08/25/2406525-allergie-ambroisie-pourrait-toucher-plus-70-millions-europeens-2050-2050.html

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Décrets de la loi santé : 6 espèces invasives à prendre en compte

Le Comité Parlementaire de Suivi du risque ambroisie propose que 6 espèces invasives soient notamment intégrées dans le décret d’application de la loi santé.

Il s’agit de :

  • Ambroisie, plante invasive et fortement allergène,
  • Datura, plante hautement toxique pour l’Homme,
  • Berce du Caucase qui provoque de graves brulures sur la peau,
  • Jussie qui contribue à la diminution de la biodiversité tant végétale qu’animale,
  • Renouée du Japon qui colonise les bords de routes et les berges des cours d’eau,
  • Orobanche : plante parasite et « perverse ». Elle pollue les cultures de colza qui sont une ressource alimentaire essentielle pour les abeilles.

La mobilisation réussie des associations et des parlementaires a permis d’obtenir la prise en compte, dans la loi de santé, votée en décembre dernier, de la lutte contre les espèces invasives. Reste désormais à voir publier les décrets d’application.

En effet, l’article 11 stipule que : « par décret, et sur avis du Haut Conseil de la Santé Publique, du Conseil National de la Protection de la Nature, ainsi que du Conseil National d’Orientation de la Politique Sanitaire Animale et Végétale, une liste sera établie afin de recenser et de prendre les mesures nécessaires pour endiguer leur prolifération ».

La demande du Comité parlementaire fait suite aux différentes visites réalisées sur le terrain. La dernière réalisée vendredi 22 juillet à Crémieu en Isère a montré l’absolue nécessité de coordonner la lutte. Cette contribution du Comité parlementaire vise à appuyer le travail de longue haleine mené par les experts comme l’INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel) tout comme la FNGDON (Fédération Nationale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles).

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Compte-rendu du point de situation – 22 juillet 2016

Mairie de Crémieu – Isère

 Ambroisie et autres espèces invasives

A la veille du pic d’ambroisie qui aura lieu le 17 août prochain, Alain Moyne-Bressand, président du Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie a réuni des acteurs de la lutte à Crémieu en Isère le 22 juillet.

La mobilisation réussie des associations et des parlementaires a permis d’obtenir la prise en compte, dans la loi de santé, votée en décembre dernier, de la lutte contre les espèces invasives.

En effet, l’article 11 stipule que : « par décret, et sur avis du Haut Conseil de la Santé Publique, du Conseil National de la Protection de la Nature, ainsi que du Conseil National d’Orientation de la Politique Sanitaire Animale et Végétale, une liste sera établie afin de recenser et de prendre les mesures nécessaires pour endiguer leur prolifération ». Il manquait un outil législatif.  Le dispositif va permettre de compléter les outils réglementaires comme les arrêtés préfectoraux pris dans certains départements dont celui de l’Isère.

Rappel des chiffres. L’ambroisie : un réel problème de santé publique 

Il s’agit d’une plante allergène qui provoque des troubles dans 13 % de la population. Ce chiffre s’élève jusqu’à 16 % pour les zones fortement impactées par la plante.

  • Le nombre de personnes allergiques a doublé depuis 2004. L’allergie peut toucher n’importe qui dès lors qu’il a été exposé suffisamment longtemps à la plante.
  • Les zones urbaines comme les zones agricoles sont de plus en plus touchées.
  • Les problèmes sanitaires causés par l’ambroisie coûtent plus de 15 millions d’euros par an dans la région Rhône-Alpes.
  • Cette plante est fortement nuisible. Elle contamine par sa présence des plantations entières de tournesol. Le Muséum d’histoire naturelle a d’ailleurs décidé de classer l’ambroisie parmi les quatre plantes invasives nécessitant un suivi particulier.
  • La situation est particulièrement préoccupante. Selon une étude réalisée par des chercheurs du CNRS, dans le revue Nature Climate Change, la concentration en pollen d’ambroisie pourrait quadrupler d’ici 2050.

Lutter contre l’ambroisie est complexe. Complexe car la plante a un fort pouvoir disséminateur. Complexe car la lutte doit être coordonnée. Complexe car cette lutte varie suivant les situations (agricole, bords de route, jardins de particuliers, cours d’eau, chantiers de BTP…).

Pour Bruno Chauvel : les agriculteurs sont les premiers impactés et doivent respecter dans le même temps l’environnement. A ce sujet, le plan Ecophyto et la suppression de molécules rendent la lutte encore plus complexe.

L’exemple de la Suisse est intéressant car les autorités ont « mis le paquet » pour éradiquer la plante invasive et allergène. Même si le contexte suisse n’a rien à voir avec la France : les surfaces sont beaucoup moins importantes, l’agriculture n’est pas la même et est largement subventionnée. Mais la volonté politique a permis d’éradiquer l’ambroisie. En Isère, il ne s’agit non pas de l’éradiquer car l’invasion de la plante tout comme le stock grainier sont trop importants, mais de gérer et de maîtriser l’ambroisie. L’observatoire des ambroisies indique qu’une expérimentation Ecophyto va être menée avec la coopérative Dauphinoise sur ce sujet.

Bruno Chauvel souligne que les agriculteurs doivent faire attention aux résistances. Il insiste sur les bonnes pratiques agricoles en allongeant les rotations notamment et en évitant un enchainement tournesol-soja.

André Coppard, élu de la Chambre d’agriculture de l’Isère rappelle que la chambre est pleinement impliquée dans la lutte et mène des actions de sensibilisation auprès des agriculteurs avec des flashs info notamment. La prise de conscience est là et les agriculteurs, dans leur immense majorité sont des professionnels responsables.

Il insiste sur le fait qu’il faut éviter le mitage des actions : la lutte est l’affaire de tous. Particuliers, agriculteurs, communes, entreprises tous doivent être impliqués car si un maillon manque à l’appel, la lutte perd considérablement en efficacité. Toute l’année, la chambre est impliquée sur ce sujet avec un pic pendant les 2 mois de pression ambroisie.

Didier CROST, Vice-Président de la Dauphinoise et Damien FERRAND, Responsable Conseils, Recherche & Développement de la Dauphinoise.

L’ambroisie peut infester les champs notamment de tournesol. Cette culture est pourtant essentielle dans le système des rotations. Elle consomme peu d’eau, elle est bonne pour la biodiversité, elle nourrit les abeilles car mellifère. Les agriculteurs doivent donc bénéficier d’une large palette d’outils pour justement éviter des résistances. La Dauphinoise accompagne les producteurs dans ce sens là.

La visite d’un champ de tournesol très propre à proximité de Crémieu montre que les agriculteurs peuvent lutter efficacement contre l’ambroisie.

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Les Variétés Tolérantes aux Herbicides apparaissent comme une solution dans la région pour permettre aux producteurs de continuer à faire du tournesol tout en luttant contre l’ambroisie.

L’impact de l’ambroisie, c’est une perte pouvant aller jusqu’à 30% de rendement en moins sur une récolte. Il y a un vrai risque que les agriculteurs abandonnent le tournesol s’ils n’ont pas les outils pour gérer l’ambroisie. Il y a là un véritable enjeu agronomique au niveau national puisqu’en 1990, on comptait 1,1 million d’hectares de tournesol cultivés contre 619 000 hectares en 2015. Et on annonce seulement 580 000 hectares cette année. Même si l’ambroisie n’explique pas à elle seule ce fléchissement des surfaces de tournesol, elle est un véritable fléau pour l’agriculture.

Jérôme CROZAT de la FDSEA : il ne faut pas baisser la garde contre l’ambroisie. Il attire l’attention des élus :  attention à la suppression de certaines molécules qui nous sont indispensables. Attention également à l’effet boomerang des politiques publiques. Dans certaines communes, le 0 phyto risque d’avoir un effet inverse à celui désiré. On va laisser pousser les mauvaises herbes et l’ambroisie va en profiter pour tout coloniser.

Enfin, le monde agricole a besoin d’innovations pour continuer à mener cette lutte.

Les élevages ovins, moyen écologique de traitement de l’ambroisie 

Le point de situation a permis de visiter l’exploitation de M. Sattler à Dizimieu près de Crémieu. 140 moutons y mangent l’ambroisie. De toute évidence, la solution est efficace. Mais si l’ambroisie est belle et bien dévorée par les ovins, il est bien évident que les moutons ne sont une solution dans certains cas bien particuliers. Cette observation montre également que dans la gestion de l’ambroisie, c’est un ensemble d’outils très différents les uns des autres qui permet de maîtriser la plante invasive (arrachage, désherbage, couverts… et ovins).IMG_2468

Cette visite rappelle une expérience qui s’est déroulée pour la première fois dans une petite commune à proximité de Valence dans la Drôme. Entre 2006 et 2009, un petit élevage a été emmené dans le lit d’une rivière ou prospère l’ambroisie et s’en est nourri. Très vite, un pâturage témoin a été mis en place afin de vérifier l’efficacité de la méthode employée. Un taux de pollen 18 fois inférieur a été constaté dans le terrain ou les ovins étaient présents. La chambre d’agriculture a effectué un suivi biologique du troupeau dont les examens se sont avérés positifs.

Alain Moyne-Bressand déclare qu’il faut d’autant moins baisser la garde que d’autres plantes invasives émergent. Les agriculteurs doivent avoir un choix, qui soit le plus large possible pour lutter contre ces plantes. Parmi elles :

  • Datura : hautement toxique pour l’Homme
  • Berce du Caucase : provoque de graves brulures sur la peau
  • Jussie : contribue à la diminution de la biodiversité tant végétale qu’animale.
  • Renouée du Japon : colonise les bords de routes et les berges des cours d’eau
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10 fois plus de pollen d’Ambroisie d’une année sur l’autre

Le relevé du capteur de pollens de Château-Gaillard/Ambérieu (Ain) analysé par l’AFEDA (Association Française d’Etude des Ambroisies) a montré qu’il y a eu 10 fois plus de pollen d’ambroisie dans ce secteur que l’année précédente.

Sur la période de la semaine 31 à 40 de l’année dernière (août-septembre), le compte des pollens captés montre que le pollen d’ambroisie représente 83,18 % des pollens récupérés, donnant un index pollinique 10 fois supérieur à 2014 et jamais aussi élevé depuis 11 ans !

D’après le comptage, le risque allergique invalidant que peut faire courir le pollen irritant de cette plante, a fait son retour pendant deux semaines fin août, début septembre, alors qu’il était inexistant depuis 2011.

D’après ce comptage, la région ambarroise prend la première place de la région
en 2015 en termes de taux de pollen d’ambroisie relevé
, alors qu’elle se situe en général derrière Montélimar, Lyon Saint Exupéry et Lyon Bron.

Des résultats qui ne peuvent cependant pas être clairement expliqués, estiment les allergologues, peut-on lire sur le site Bugey-Côtière, qui a diffusé l’information.

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La lutte contre les espèces invasives fait désormais partie de la loi Santé

Le Comité Parlementaire de suivi du risque Ambroisie se félicite de ce que la lutte contre les espèces invasives soit désormais officiellement inscrite dans la loi Santé adoptée le jeudi 17 décembre.

La prise en compte de la lutte contre les espèces invasives dans la loi Santé qui a été adoptée ce jour est l’aboutissement des deux propositions de loi initiées par le Comité Parlementaire de suivi du risque Ambroisie.

L’article 11 quater A de la loi rend obligatoire la lutte contre les espèces invasives.

 

L’article 11 quater A de la loi Santé

Le livre III de la première partie du code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article L. 1312-1, après la référence : « L. 1337-1-1 », est insérée la référence : « , L. 1338-2 » ;

2° Le titre III est complété par un chapitre VIII ainsi rédigé :

« CHAPITRE VIII

« Lutte contre les espèces végétales et animales nuisibles à la santé humaine

« Art. L. 1338-1. – Sous réserve des articles L. 3114-5 et L. 3114-7, un décret, pris après avis du Haut Conseil de la santé publique, du Conseil national de la protection de la nature et du Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale, fixe la liste des espèces végétales et animales dont la prolifération constitue une menace pour la santé humaine et définit les mesures susceptibles d’être prises pour prévenir leur apparition ou lutter contre leur prolifération.

« Art. L. 1338-2. – (Supprimé)

« Art. L. 1338-3. – I. – Un arrêté des ministres chargés de la santé, de l’environnement et de l’agriculture peut limiter ou interdire l’introduction, le transport, l’utilisation, la mise en vente, la vente ou l’achat, sous quelque forme que ce soit, d’une espèce figurant dans la liste fixée par le décret mentionné à l’article L. 1338-1.

« II. – (Supprimé)

« Art. L. 1338-4. – (Supprimé)

« Art. L. 1338-5. – Tout distributeur ou vendeur de végétaux susceptibles de porter atteinte à la santé humaine est tenu d’informer, préalablement à la conclusion de la vente, l’acquéreur des risques pour la santé humaine et, le cas échéant, des moyens de s’en prémunir. Un arrêté des ministres chargés de la santé et de la consommation, pris après avis du Haut Conseil de la santé publique et du Conseil national de la consommation, fixe la liste des végétaux concernés par ces dispositions et détermine, pour chacun d’eux, la nature de ces informations, le contenu et le format des mentions devant figurer sur les documents d’accompagnement des végétaux concernés.

« Art. L. 1338-5-1 (nouveau). – I. – Les infractions aux règlements pris en application des articles L. 1338-1 et L. 1338-3 sont recherchées et constatées par les officiers et les agents de police judiciaire conformément au code de procédure pénale et par les agents mentionnés aux articles

L. 1421-1 et L. 1435-7, les agents de l’État agréés et commissionnés par le ministre chargé de l’agriculture, les agents mentionnés à l’article L. 172-1 du code de l’environnement et les agents des collectivités territoriales habilités et assermentés dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. Les procès-verbaux dressés par ces officiers et ces agents font foi jusqu’à preuve du contraire. À cet effet, ces derniers disposent des pouvoirs définis au livre II du code de la consommation.

« II. – Les agents mentionnés au 1° du I de l’article L. 215-1 du code de la consommation ont qualité pour rechercher et constater les infractions aux règlements pris en application des articles L. 1338-3 et L. 1338-5. À cet effet, ils disposent des pouvoirs définis au livre II du code de la consommation.

« III. – Les agents mentionnés aux 1° à 6° et au dernier alinéa du I de l’article L. 205-1 du code rural et de la pêche maritime ont qualité pour rechercher et constater les infractions aux règlements pris en application du présent chapitre. À cet effet, ils disposent des pouvoirs définis au livre II du code de la consommation.

« Art. L. 1338-5-2 (nouveau). – En tant que de besoin, les conditions d’application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d’État.

« Art. L. 1338-6. – (Supprimé) »

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Les abeilles mellifères menacées par le pollen d’ambroisie

L’ambroisie à feuilles d’armoise est nuisible pour l’homme. L’observatoire des ambroisies nous apprend qu’elle l’est aussi pour les abeilles mellifères. Lesquelles consomment en grande quantité le pollen des inflorescences mâles de cette plante invasive.

Hélas, ce que les abeilles gagnent ainsi en quantité, à un moment où les ressources se raréfient, elles le perdent en qualité. Non seulement le pollen d’ambroisie est de peu d’intérêt pour les abeilles, mais il est aussi susceptible de réduire la vie des précieuses butineuses.
(Source : Réussir Grandes Cultures)

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« 2 minutes tout compris » – L’ambroisie


2 minutes tout compris – L'ambroisie par eSET-bourgogne

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Ambroisie en milieu agricole : restons vigilant !

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Bilan du plan de lutte contre l’ambroisie 2010-2015 en Franche-Comté

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Mobilisation générale contre l’ambroisie, plante invasive fortement allergène

Visite du Comité parlementaire dans le JURA

« La mobilisation contre l’ambroisie est l’affaire de tous. Il s’agit d’éviter le mitage des actions. Les agriculteurs sont les premières victimes de l’ambroisie. Ils doivent pouvoir utiliser toutes les solutions à leur disposition pour maîtriser cette mauvaise herbe allergène et invasive».

Alain Moyne-Bressand,
Député de l’Isère et Président du Comité Parlementaire de Suivi du Risque Ambroisie et autres espèces invasives

Jean-Marie Sermier
Député – Maire de Dole

Michel Thibaudon
Directeur du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA)

Alain Maire–Amiot
Fédérations Régionales de Défense contre les Organismes Nuisibles (Fredon)

Hubert Hebinger
Responsable Zone Est Terres Inovia (institut technique des producteurs d’oléagineux, de protéagineux et du chanvre)

Rebecca Bilon
Observatoire des ambroisies

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