A l’approche du colloque Ambrosia 2012

Les priorités du Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie

A l’occasion du colloque international Ambrosia, le Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie rappelle les clefs de la réussite dans la lutte contre l’ambroisie.

Avoir un même objectif

Toxique et invasive, l’ambroisie handicape le quotidien de ses voisins. Les moyens mis en œuvre pour lutter contre cette plante ne doivent répondre qu’à un seul et unique objectif : soulager les personnes allergiques et aider les agriculteurs dont les champs sont envahis.

« La lutte contre l’ambroisie vise à interrompre le cycle de reproduction de la plante et à éviter la dispersion des graines dans le but de réduire progressivement le stock de graines présent dans le sol » (Stop Ambroisie)

Globaliser et coordonner la lutte

C’est au niveau des départements et des régions que la lutte contre l’ambroisie doit être coordonnée. Les pollens ne connaissent pas de frontières et peuvent être transportés jusqu’à cent kilomètres de leur point de départ.

Les efforts fournis actuellement par les communes sont souvent réduits à néant parce que leurs voisines n’ont pas jugé bon d’en faire autant. Le Québec et la Suisse ont mis en place de telles politiques à l’échelle provinciale ou confédérale avec succès.

Un responsable de la lutte par département

Compte tenu de la multiplicité des acteurs il est impératif qu’une seule personne par département coordonne les actions sur le terrain. Seul un préfet peut avoir l’autorité nécessaire pour coordonner l’action et mobiliser les différents protagonistes. C’est ce qui a été fait dans la Drôme et l’Ardèche et maintenant en Isère.

Le Conseil général du Rhône a également mis en place un plan de lutte contre l’ambroisie permettant une coordination plus vaste. Il répond à un véritable enjeu sanitaire et agricole particulièrement prégnant dans la région (6 à 12 % de la population allergique, 8 à 10 millions d’euros dépensées par la CPAM en frais médicaux liés à cette pathologie).

La nécessité d’une coordination conduite par l’Etat

Depuis dix ans des arrêtés préfectoraux ont été pris mais n’ont jamais été véritablement appliqués. Seule une loi peut contraindre les préfets et donner une dynamique nationale. Le cadre législatif déchargera les élus locaux d’un problème de santé publique qui doit être conduit par l’Etat.

C’est dans cet esprit que le Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie a déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale. Ce texte s’appuie sur les plans de lutte mis en œuvre dans la Drôme, l’Ardèche et l’Isère qui ont montré leur efficacité. Concret et en prise avec le terrain, la proposition de loi du Comité parlementaire du risque ambroisie entend être un soutien pour les personnes allergiques et les agriculteurs qui souffrent au quotidien de l’invasion d’ambroisie.

3 domaines d’actions techniques prioritaires

  1. Le domaine agricole est le premier concerné. Faute de moyens, certains champs deviennent inexploitables. Le Comité Parlementaire de Suivi du risque ambroisie veillera à ce que les agriculteurs aient les moyens matériels de lutter contre l’ambroisie.
  2. Les routes et zones urbanisées, où l’on retrouve de nombreux chantiers sont propices au développement de l’ambroisie.
  3. Les cours d’eau et rivières ayant souvent des abords peu végétalisés laissent une grande place à l’ambroisie.
Ce contenu a été publié dans Actualité. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.