Parution du premier bilan national de la surveillance des pollens et des moisissures dans l’air ambiant

A l’occasion de la journée française de l’allergie ce mardi 20 mars, le ministère de la Transition écologique et solidaire et le ministère des Solidarités et de la Santé annoncent la parution du premier bilan national de la surveillance des pollens et des moisissures dans l’air ambiant.

Les deux ministères se réjouissent de la publication du premier rapport annuel élaboré conjointement par le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), ATMO France (qui fédère les Associations Agréés de Surveillance de la Qualité de l’Air) et l’association des Pollinariums Sentinelles de France (APSF). Ce rapport présente à la fois le bilan de la surveillance nationale réalisée en 2017, ainsi que les outils avec lesquels le public peut s’informer en temps réel de la présence de pollens dans son environnement. Il détaille également les bons gestes à adopter pour se prémunir de ces risques allergiques .

Les allergies respiratoires touchent aujourd’hui un Français sur quatre. Les pollens et les moisissures en sont en grande partie responsables. Chaque année, des millions de Français subissent les conséquences d’une allergie aux pollens plus ou moins invalidante (rhinite, conjonctivite, asthme, etc.) .

Les 40% restant des sources potentielles de gêne respiratoire sont dus aux acariens, poils d’animaux et poussières diverses.
Les premiers rangs mondiaux sont occupés par les maladies cardio-vasculaires, le cancer et le diabète.
Source : Rapport d’expertise collective « Etat des connaissances sur l’impact sanitaire lié à l’exposition de la population générale aux pollens présents dans l’air ambiant » – Anses – Janvier 2014

Les saisons d’émissions de pollen varient selon les régions et la météorologie tandis que les risques d’allergies varient en fonction des espèces végétales et de la sensibilité des personnes. La mise en place d’une surveillance nationale permet d’informer les personnes allergiques et les professionnels de la santé des dates d’émission et des concentrations de pollens et de moisissures dans l’air ce qui permet d’adapter les traitements et les comportements, et ainsi de réduire les effets sur la santé.

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Lu dans la presse – Espèces invasives : des priorités (Agrapresse)

Le Danemark, la Grèce et la Lituanie ont demandé à la Commission européenne, à l’occasion de la réunion des ministres de l’environnement de l’UE le 5 mars, de réduire la fréquence de la mise à jour de la liste des espèces invasives indésirables. Ces délégations ont donc salué la décision de Bruxelles de reporter la mise à jour prévue en 2018. Selon elles, ces mises à jour annuelles sont trop lourdes et ne laissent pas suffisamment de temps pour acquérir l’expérience nécessaire à la mise en œuvre du règlement. Ces États membres souhaitent une discussion au sein du Conseil pour que la priorité soit donnée à la lutte contre des espèces qui ne sont pas encore largement répandues et qui sont les plus urgentes ou les plus menaçantes. Car, estiment-ils, lutter contre des espèces déjà largement répandues est très coûteux et bien souvent irréalisable. En juin 2017, une douzaine d’espèces avait été ajoutée à la liste européenne des animaux et plantes jugés invasifs (Voir n° 3602 du 03/07/2017).

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[Alerte] Les arrêtés ministériels de lutte contre les EEE animales et végétales sont parus

Les arrêtés ministériels relatifs à la prévention de l’introduction et de la propagation des Espèces exotiques Envahissantes (EEE) sur le territoire métropolitain sont parus.

Dans le cadre de la mise en œuvre du règlement européen et de la stratégie nationale relative aux EEE, plusieurs arrêtés ministériels viennent d’être publiés au journal officiel.

Ces arrêtés identifient pour la France métropolitaine la liste des espèces exotiques envahissantes de faune et de flore interdites d’introduction dans le milieu naturel, mais également les espèces interdites de détention, de transport, de colportage, d’utilisation, d’échange, de mise en vente ou d’achat.

Ces arrêtés reprennent les espèces listées par le règlement européen relatif aux EEE (liste des 49 EEE préoccupantes pour l’Union).

Pour la faune, l’arrêté ministériel intègre, en plus des espèces européennes, les espèces interdites d’introduction dans le milieu naturel listées dans l’ancien arrêté ministériel du 30 juillet 2010.

Source : FREDON France

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Lu dans la presse – Être vigilant face à la prolifération des plantes exotiques (Paysan Breton)

« Les plantes exotiques envahissantes sont des espèces introduites pas l’homme dans un contexte géographique qui n’est pas le sien », rappelle Pierre Erhet, expert pour l’Organisation nationale de la protection des végétaux. Concurrence, toxicité, gêne à la récolte, réservoir à d’autres agresseurs… les effets de ces indésirables sont nombreux. En s’insérant dans les cultures, « les plantes indigènes ne peuvent plus se développer. L’impact peut également être paysager, ou sur la qualité de l’air, comme avec l’ambroisie. Le datura est installé depuis très longtemps en Europe, mais l’évolution des pratiques et le retrait de molécules la fait ressortir ». Cet indésirable peut, en plus de la concurrence vis-à-vis des cultures, être un réservoir de virus.

Rester attentif

Pierre Erhet rappelle qu’il faut « rester attentif à l’émergence d’autres plantes, comme la solanum elaeagnifolium, espèce de la famille des morelles, observée dans quelques stations de l’Hérault (34) ». Si cette vigilance est présente sur le terrain, Pierre Erhet estime que la « loi Barnier, interdisant l’introduction d’espèces exotiques, et qui date de la fin des années 90, n’a jamais été appliquée. Des décrets ont été émis par la suite en 2017 ». Les observations décèlent les flores nouvelles qui peuvent conduire les producteurs à des impasses techniques.

Retrouvez l’article du Paysan Breton sur : http://bit.ly/2ovSQXm

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Publication des conclusions du colloque « Alerte aux espèces invasives »

Alors que 10 à 15% des 12.000 espèces exotiques présentes en Europe sont considérées comme invasives selon le Ministre de la Transition écologique, le Comité Parlementaire de suivi du risque ambroisie et autres espèces invasives, FREDON France, L’Observatoire des Ambroisies et le Conseil Régional Auvergne Rhône-Alpes publient les conclusions du colloque qui s’est tenu à Lyon le 14 décembre dernier.

Enjeu public majeur au plan sanitaire, le nombre d’allergiques au pollen d’ambroisie a quadruplé, passant de 5% à 21 % de la population en Rhône-Alpes. Pour les agriculteurs, c’est la menace de la double peine : les producteurs sont à la fois victimes de l’ambroisie par la contamination de leurs champs et par les allergies provoquées sur leur santé. Ils demandent des innovations et des outils de lutte les plus variés possibles.

L’ambroisie et les espèces invasives constituent un sujet inquiétant pour l’ensemble des acteurs. Ces préoccupations s’agrègent autour de trois grandes politiques publiques européennes et nationales que sont la santé humaine, la santé de la biodiversité et la santé animale et végétale.

Lire le compte-rendu

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La presse parle du colloque « Alerte aux espèces invasives » du 14 décembre 2017

La tête au carré / France Inter, le 19-12-17
(A partir de 42’20)

 

 

 

 

AFP, le 20-12-17
Voir l’article en ligne.

 

Contre les espèces exotiques envahissantes, la lutte s’organise 

AFP, publié le mercredi 20 décembre 2017 à 16h47

A les voir s’acclimater dans la nature environnante, elles semblent inoffensives. Mais les espèces exotiques envahissantes constituent l’une des plus grandes menaces pour la biodiversité. Pour limiter leur prolifération, État et acteurs locaux se mettent en ordre de bataille.

Au lac d’Aydat (Puy-de-Dôme), une équipe de l’Agence française de la biodiversité (AFB) mène une pêche scientifique pour recenser la population piscicole. Dans ces eaux volcaniques, des nasses piègent une centaine d’écrevisses signal (« Pacifastacus leniusculus »).

Originaire de Californie, cette espèce robuste et vorace, oscillant du rouge au brun et reconnaissable par une tâche blanche au niveau des pinces, a été introduite en France dans les années 1970 à des fins commerciales.

Échappé d’élevages, le crustacé migre aujourd’hui de « manière exponentielle » dans les eaux douces du pays, déséquilibrant au passage l’écosystème.

Il « rentre en compétition directe avec les espèces endémiques en s’attaquant aux œufs d’amphibiens, aux jeunes poissons; creuse des galeries et dégrade les berges. Il est aussi porteur sain de la +peste des écrevisses+ qui peut décimer les populations » autochtones, relève William Sremski, ingénieur à l’AFB.

Piégeage, assèchement du milieu ou contrôle biologique… Tout y passe mais une fois installé, son éradication est « quasiment mission impossible », souligne l’ingénieur dont l’activité a évolué vers la mise en place de « plans de gestions » de ces nouveaux envahisseurs, troisième cause de  perte de la  biodiversité dans le monde selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

– Environnement et santé –

Sur les 12.000 espèces exotiques implantées en Europe, 10 à 15% sont considérées comme invasives, selon le ministère de la Transition écologique. En juillet, la Commission européenne a enrichi sa liste d’espèces jugées particulièrement préoccupantes, au nombre de 49.

Jussie à grandes fleurs, balsamine de l’Himalaya, grenouille taureau, écureuil à ventre rouge… ces plantes et animaux peuvent avoir des conséquences désastreuses sur l’environnement, l’agriculture, le tourisme et la santé des populations.

Ainsi en Rhône-Alpes, où 21% de la population est victime d’allergies liés au pollen d’ambroisie, pour un coût sanitaire estimé à 22 millions d’euros en 2016.

Autre vénéneuse, la Berce du Caucase, qui provoque de graves brûlures cutanées. La gestion curative des autres renouées asiatiques est estimée à 2,3 milliards d’euros par an dans l’Union européenne, d’après l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Les animaux ne sont pas en reste. Le ragondin, importé d’Amérique du Nord pour sa fourrure, est un vecteur majeur de la leptospirose.

« Les espèces ont toujours voyagé, de tout temps, même naturellement, mais l’augmentation des échanges humains et de biens, de même que le changement climatique, ont largement accéléré les choses », expliquait dernièrement François Delaquaize, chargé de mission au ministère de la Transition écologique, lors d’une réunion de coordination à Clermont-Ferrand.

– Un chantier immense –

Devant ce fléau, services de l’État et acteurs locaux tentent de se coordonner.

« Le chantier est immense, les réflexes pas encore mâtures et les réglementations récentes. On est à l’aube d’une prise de conscience globale », relève Olivier Péchamat, directeur national des Fédérations régionales de lutte et de défense contre les Organismes Nuisibles (FREDON).

Le plan de bataille ? « Aujourd’hui, on a besoin de méthodes nationales avec des déclinaisons régionales, d’un acteur local indépendant reconnu pour coordonner ce qui existe déjà et de vigies sur les territoires pas encore touchés », détaille-t-il.

« Il y a urgence à mettre en place de la gouvernance. La lutte contre les espèces exotiques, elle se passe sur le terrain pour arracher les plantes et piéger les animaux. Il faut dégager des moyens humains et financiers », insiste François Delaquaize.

Sans viser pour autant l’éradication totale: « il faut être réaliste, il va falloir vivre avec ces espèces comme le frelon asiatique. Mais on peut essayer de ralentir leur progression en aidant par exemple le milieu à se restaurer car celui-ci n’est pas dégradé quand elles ont plus de difficulté à s’implanter », avance Sylvie Martinon du Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne.

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M. Géza GABRIEL du Ministère de l’Agriculture hongrois adresse un message au Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie et autres espèces invasives

Concernée au même titre que la France par le caractère invasif de l’ambroisie, la Hongrie a mis en place un véritable plan d’action. Des obligations légales pour lutter contre ce fléau ont été adoptées. Par exemple, tous les ans au début du mois de juillet, l’autorité compétente contrôle les terrains. Si de l’ambroisie est trouvée, le propriétaire du terrain peut se voir infliger une amende.

Présente sur l’ensemble du territoire, l’ambroisie est la première plante invasive en Hongrie. Les différents acteurs se mobilisent pour limiter la floraison et la production de graines, qui peuvent rester dans les sols pendant 30 à 40 ans. Comme l’ambroisie est une plante très allergisante, l’objectif est d’avoir la concentration de pollen dans l’air la plus faible possible.
Sensibilisation, désherbage, fauchage, pâturage, lutte chimique, etc. différents outils préventifs et curatifs sont à disposition.

Face à l’ambroisie, le tournesol est particulièrement concerné. Pour prévenir au mieux le risque, les variétés doivent être bien sélectionnées, par exemple des variétés tolérantes aux herbicides.

M. Géza GABRIEL salue le travail effectué par le Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie et autres espèces invasives et réaffirme que la mobilisation et la coopération de tous les acteurs sont indispensables.

Vocabulaire technique :
Ragweed : ambroisie / Weed : mauvaise herbe / Weeding : désherbage / Reaping : fauchage / Grassing : engazonnement / Grazing : patûrage

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Colloque « Alerte aux espèces invasives ! » : jeudi 14 décembre à Lyon (Inscription)

Ambroisie, datura, pyrales, rongeurs aquatiques…
Dans les cultures, les jardins, les cours d’eau, les chantiers… les espèces invasives colonisent inexorablement nos régions et menacent la santé publique. Botanistes, agronomes, médecins, gestionnaires d’espaces se donnent rendez-vous à Lyon pour analyser les dernières observations et coordonner la lutte.

VOIR LE PROGRAMME ET LA PRESENTATION DÉTAILLÉE DU COLLOQUE

 

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Lu dans la presse – « Rats, punaises, moustiques, frelons… Le nombre de « nuisibles » explose en France » (Le Monde)

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La chambre syndicale de désinfection, désinsectisation et dératisation, ou « CS3D », alerte sur l’augmentation du nombre d’interventions pour combattre les espèces nuisibles (+54% entre 2013 et 2015) et sur l’accroissement de leur zone d’activité.

Cette prolifération est directement liée au réchauffement climatique, responsable de l’étendue des zones d’action des moustiques, des frelons et des chenilles processionnaires vers le Nord, notamment en raison de la hausse généralisée des températures. Le manque d’information des particuliers et la multiplication des voyages sont également à considérer, ainsi que les nouveaux modes d’hébergement entre particuliers et les problèmes d’entretien ou de gestion des déchets.

D’autre part, le président de la chambre syndicale, Patrick Gravey, incrimine les règles environnementales et sanitaires restrictives, qui ne permettent pas de lutter efficacement contre les espèces invasives : « les récentes réglementations européennes prises sous la pression des différents mouvements de refus de la chimie laissent les professionnels avec un arsenal de plus en plus inadapté à la prolifération des nuisibles »

Trente-six insectes et dix rongeurs sont inscrits sur la liste des espèces à éliminer en France, dont les punaises de lit qui progressent de manière exponentielle, ou encore les rats qui s’invitent dans les espaces verts.

Les professionnels soulignent les risques sanitaires : lésions cutanées, germes et pathologies transmissibles à l’homme. Nul doute que la lutte contre les espèces invasives n’a pas fini de progresser, considérant la hausse de 84 % du nombre d’entreprises du secteur entre 2010 et 2014 et de 30 % (entre 2011 et 2013) du chiffre d’affaires.

Retrouvez l’article du Monde sur : http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/06/08/rats-punaises-moustiques-et-frelons-necessitent-un-nombre-grandissant-dinterventions_5140347_3244.html#j0qwDLUCPFXRTX8A.99

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A lire dans Actu-Environnement : le Ministère de la Santé répond à l’appel du Comité parlementaire !

actu environnementAlors que le 26 avril dernier, le Ministère de la Santé publiait son décret ambroisie, le Comité parlementaire continue d’appeler également au classement du Datura, de la Berce du Caucase, de la Jussie, de la Renouée du Japon et de l’Orobanche en tant qu’espèces invasives. Le 27 avril 2017, le Ministère de la Santé répondait au Comité parlementaire dans un article d’Actu-Environnement.

« Le comité parlementaire du suivi du risque ambroisie estime insuffisant le classement de ces trois espèces seulement. Il réclame également celui du Datura, de la Berce du Caucase, de la Jussie, de la Renouée du Japon et de l’Orobanche. Un tel élargissement nécessitera de disposer d’expertises médio-économiques rapportant le caractère invasif des espèces, leur impact significatif en termes de santé publique et la nécessité de disposer d’une réglementation nationale pour organiser la lutte, explique le ministère de la Santé, qui n’exclut pas de compléter les textes par la suite »

Pour lire l’intégralité de l’article : https://www.actu-environnement.com/ae/news/ambroisie-especes-vegetales-invasives-nuisibles-sante-classement-28905.php4

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