Michel Mangin, ingénieur Arvalis

Ambroisie : nécessaire prise de conscience

Nous disposons désormais d’un certain nombre de techniques qui doivent être combinées de manière complémentaire pour  contre cette plante. Nous pouvons même atteindre une certaine efficacité pour gérer la plante. Notre marge de progrès concerne donc la sensibilisation du plus grand nombre, agriculteurs comme non agriculteurs. La priorité est d’entreprendre une démarche pédagogique auprès des français. Faire connaître les maux que peuvent engendrer cette plante, la reconnaître, mettre en place des moyens de lutte… Les personnes qui ne sont pas touchées par ces allergies ne peuvent pas se rendre compte à quel point elles peuvent nuire. Nous avons affaire à un problème de prise de conscience puisque aujourd’hui nous avons maintenant un arsenal bien développé pour gérer l’ambroisie. Que les techniques soient manuelles ou chimiques.

Dans les grandes cultures, c’est dans le pois protéagineux que la lutte est aujourd’hui la plus difficile, ce qui ne veut pas dire qu’elle soit simple dans les autres cultures. Dans les autres cultures de printemps, les solutions herbicides peuvent être complétées par du désherbage mécanique. Dans les cultures d’automne (colza, blé, orge), c’est surtout sur les chaumes qu’il faudra faire porter les efforts, même si nous avons des pistes pour gérer l’ambroisie dans les céréales au printemps dans le cadre du désherbage de la culture. Quant à l’ambroisie des bords de route, des techniques de coupe simples permettent à terme de diminuer la présence de cette plante, à condition de passer 3 fois successivement.

Michel Mangin, Ingénieur, Arvalis–Institut du végétal