Mobilisation générale contre l’ambroisie ! Des signaux encourageants dans le Nord-Isère qui soulignent toute la pertinence d’un plan de lutte collectif

Alors que les premiers pieds d’ambroisie vont commencer à sortir de terre en avril, l’Association française d’étude des ambroisies (Afeda) a observé une diminution des concentrations de pollen d’ambroisie dans le Nord-Isère en 2016. Un soulagement pour les 13% de la population incommodés par cette plante dotée d’un très fort potentiel allergisant.

Cette baisse s’expliquerait notamment par la mise en place de moyens de lutte efficaces dans cette zone. Une lutte qui passe, entre autres, par l’élimination de l’ambroisie avant la floraison. En raison du caractère hautement allergène et invasif de l’ambroisie, sa destruction est inscrite dans le Plan national santé-environnement. Les mesures et analyses effectuées par l’Afeda révèlent également que la durée du risque allergique diminue dans cette zone. Cette tendance à la baisse n’a pas été observée dans d’autres zones impactées par le fléau de l’ambroisie, par exemple Lyon-Bron.

ambroisieL’étude menée par l’Afeda révèle ainsi qu’une lutte coordonnée entre tous les acteurs avec des outils adéquats peut porter ses fruits. La contribution du monde agricole compte-tenu des surfaces à gérer explique en partie ces premières tendances encourageantes. Il faut pour cela que les agriculteurs puissent disposer de tous les outils nécessaires à la maitrise efficace de cette plante invasive. Cela est particulièrement important pour les producteurs de tournesol pour lesquels la gestion de l’ambroisie est tout particulièrement délicate étant donné que ces deux plantes appartiennent à la même famille botanique et donc que les solutions de désherbage disponibles et efficaces sont peu nombreuses. Par ailleurs, l’étude révèle aussi qu’il est essentiel de poursuivre les efforts. Une vigilance permanente est indispensable.

De manière plus générale, avec des impacts sur la biodiversité, la santé et l’économie, les enjeux liés aux espèces invasives sont considérables. La prochaine législature devra donc être l’occasion de mettre en place une politique publique ambitieuse et déterminée pour agir sur tous les plans : anticipation, prévention, sensibilisation, lutte. La mobilisation générale est nécessaire. Scientifiques, collectivités locales, industriels, ONG, agriculteurs, gestionnaires des espaces verts, patients, jardiniers amateurs, citoyens, etc., tous sont concernés.

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