Une vigilance étendue à toutes les menaces

Dans l’esprit d’une grande majorité de nos compatriotes, les effets du dérèglement climatique ne se mesurent que l’été, à l’occasion des trop fameuses canicules. Or l’été n’est hélas pas la seule saison concernée par ce dérèglement. Toute modification significative de l’amplitude des phénomènes saisonniers est de nature à signaler une manifestation de ce dérèglement. Les variations plus ou moins brutales des conditions climatiques, l’ampleur des intempéries, autant que leur rareté, tout cela doit nous alerter de la même manière. Pour la même raison qu’un été sans pluie est à l’origine de préjudices environnementaux, économiques et humains, un automne ou un printemps par trop pluvieux causent des dommages préoccupants sur les récoltes, mais aussi sur l’équilibre de l’écosystème, en favorisant notamment la prolifération de nouveaux parasites.
Aussi, dans la continuation de sa lutte contre les espèces invasives végétales (Ambroisie, Orobanche, Datura, Berce du Caucase, Renouée du Japon), notre Comité souhaite étendre sa vigilance à la menace que représentent certaines espèces et autres agents pathogènes (Moustique tigre, Cynips du châtaignier, Campagnol, Rouille jaune etc.) Les cultures exposées deviennent chaque jour plus vulnérables, au rythme du retard que nous prenons pour les défendre avec des mesures concrètes (châtaigniers, cerisiers, oliviers etc.) Aussi nous semble-t-il plus sage et plus efficace de considérer aujourd’hui toutes ces menaces sous un même angle. L’échéance que représente décembre 2015, avec la conférence mondiale sur le changement climatique ne peut que nous inciter à approfondir notre connaissance de ces différentes menaces, et notre réflexion concernant les meilleurs moyens d’y faire face, tous acteurs privés et publics réunis. Il y a plus que jamais urgence à agir.

 

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