2011 : une année à ambroisie

Avec les premières pousses, la plante invasive est en avance dans la saison. Premières observations.

Paris, le 19 mai 2011. Véritable problème de santé publique, l’ambroisie poursuit sa progression en France. Le Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie relaie les premières observations du terrain.

Temps sec et températures élevées : les conditions météorologiques de ces dernières semaines favorisent la levée de l’ambroisie. Le Comité parlementaire de suivi du risque Ambroisie a recueilli les premières observations des équipes de terrain : la plante invasive effectue une forte poussée. Cette saison, elle sera très présente en Rhône-Alpes, Centre, Bourgogne, Aquitaine, Poitou-Charentes et Pays de la Loire.

Soutenir la lutte en milieu agricole

Cette super mauvaise herbe allergène très présente dans les champs des agriculteurs peut provoquer des baisses de rendement de 20% à 70% dans les cultures. De nombreuses réunions d’information et de sensibilisation des agriculteurs, qui sont les premiers mobilisés, ont eu lieu dans les départements à risque. Si les producteurs ont à leur disposition des moyens de lutte pour gérer l’ambroisie dans les champs de sorgho, de maïs, de pois, la gestion de cette plante dans le tournesol était beaucoup plus difficile. Or, depuis l’an dernier, les agriculteurs ont désormais la possibilité de recourir à de nouvelles variétés de tournesols dits tolérants. Cette technique est un outil prometteur dans la lutte contre l’ambroisie. Le 9 juillet 2010, des députés membres du comité se sont rendus à Estrablin (Isère), accompagnés des experts du Cetiom (Centre technique des Oléagineux) dans des parcelles d’essai. A cette occasion, les producteurs ont confirmé que cette technique est non seulement efficace mais permet aussi de mieux raisonner l’usage des produits phytosanitaires.

Jardiniers amateurs

Du côté du grand public, l’ambroisie se trouvera sur les bords de route et dans les lieux en friche. Il est demandé aux jardiniers amateurs d’être particulièrement attentifs pour arracher soi-même cette plante en prenant les précautions nécessaires pour être le moins en contact possible avec le végétal. De faibles quantités d’ambroisie suffisent à déclencher des réactions allergiques chez les personnes sensibles.

L’ambroisie cause de nombreuses allergies telles que des rhinites, des conjonctivites, des infections respiratoires pouvant aller jusqu’à de l’asthme. Pour l’année 2011, l’importante levée d’ambroisie prévisible risque d’accroître le nombre de malades liés à cette plante.

Sensibiliser le grand public et les décideurs à l’ambroisie, valoriser les bonnes pratiques de lutte, se faire l’écho des actions menées sur le terrain. Ce sont les objectifs du tout nouveau Comité Parlementaire de suivi du risque ambroisie créé le mois dernier. Initié par Jacques Remiller, député maire de Vienne, Jean-Marc Roubaud, député maire de Villeneuve les Avignon, Alain Moyne Bressand, député de l’Isère, ce comité est un trait d’union entre les attentes des citoyens perçues en circonscription et les moyens déployés par les autorités sanitaires et environnementales.

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